FAF, MAF et PAF !

Publié le par Phoebe @ 23h42

Y'a des jours comme aujourd'hui où je me dis que c'est dur parfois d'être une FAF, Femme Au Foyer, ou plutôt une MAF, Mère au Foyer. Même si mon statut est, comme PZ3, tout neuf.
Avant, je travaillais, à la maison certes, pour exercer un métier pas vraiment valorisé et encore moins valorisé quand on le fait après plusieurs années d'études ("tout ça pour ça ?") : assistante maternelle.
Là, je ne travaille plus. Pour le moment j'ai l'alibi congé parental. Mais après, il faudra bien me résoudre à reprendre le chemin du travail (même si je ne travaille a loin :) !) ou alors à assumer le choix d'être sans profession ou plutôt cent professions... c'est qu'être "au foyer" ne signifie pas "glander à la maison" mais demande des compétences dans des domaines divers et variés (compétences, je vous rassure tout de suite les toikimelisent, que je travaille encore à acquérir ou à maîtriser...) : je dis souvent en rigolant à moitié que je suis cuisinière, couturière, institutrice, femme de ménage, intendante, décoratrice, infirmière, photographe, brodeuse, puéricultrice, psychologue.... dans le désordre et sans exhaustivité (surtout dans le désordre d'ailleurs :) !!!).
Donc voilà, là, je ne travaille pas... enfin, pas à l'extérieur. Et je n'ai pas envie de reprendre dans 2 ans et deux mois.
Et on ne peut pas dire que ça soit valorisé ou valorisant. Pourtant, si je choisis de rester à la maison, je vais faire pour mes enfants ce que j'étais payée pour faire avec les enfants des autres.
Pourquoi est-ce que dans un cas j'étais (un peu) considérée et dans l'autre, je ne le serai pas du tout ? La reconnaissance passe-t-elle vraiment uniquement par la perception d'un salaire ?

Je ne crois pas m'être jamais envisagé d'avenir professionnel. Et ce n'est pas parce que je rentrais à la maison pour la trouver vide, non, mes parents, enfin au moins ma mère, avaient des horaires d'écoliers et pour cause :). Je crois que j'ai toujours su que je n'arriverai jamais à réussir ce qui ME semblait d'emblée irréalisable : être disponible et pleinement présente aux enfants qu'on a choisi de laisser naître ET mener une carrière professionnelle satisfaisante. Un peu comme si d'emblée je voyais le leurre que constitue le modèle de la Super Woman, réussissant au boulot comme à la maison... on peut peut-être concilier vie de famille et vie professionnelle, peut-on vraiment réussir les deux ? La réussite de l'une ne se fait-elle pas forcément aux dépends de l'autre ? Quoi qu'il en soit, même s'il était possible de réussir un tel challenge, je m'en sentais d'emblée bien incapable.
Moi, je veux rester à la maison, voir grandir mes enfants, profiter pleinement des bons moment (oui, des mauvais aussi, la vie est pas toute rose, cuicui les petits oiseaux).Je veux être là quand mes enfants ont besoin de moi.
Je veux être une MAF. Mais, paf, et les sous dans tout ça ? Ca a pas de prix pourtant ce travail d'accompagnement de nos enfants. Ben si, on dirait.

Alors travailler à la maison ?
Adieu MAF, bonjour MTAF.
Ca sonne moins bien, pourtant, vous trouvez pas :) ?
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Publié dans BaZar

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B
Moi, j'ai l'impression que peut-être mon boulot me plaira si je le reprends, me plaira car mes enfants seront grands et que retrouver des petitouts de 3/4 ans sera un grand bonheur? Je suis prof des écoles et la reprise n'est pas du tout au rendez vous.... Moi aussi je me fais les ongles toute la journée et j'assume, lol!
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P
C'est chouette que tu envisages ça comme ça. Moi, retrouver le boulot, même avec des petits, ben ça me dit rien, j'ai envie de continuer à accompagner les miens..LOL pour les ongles (surtout vu les miens...)
V
Comme je me reconnais dans ce texte... Je suis moi aussi assistante maternelle avec un bac + 5 (ce qui ulcère mes parents...) et moi non plus, je ne vois pas pourquoi je dois m'occuper des enfants des autres pour être payée (peanuts, mais c'est un autre problème), alors que en restant au foyer, je crée de la richesse en élevant moi-même mmon fils, je libère une place en crèche par exemple (alors pourquoi ne pas me verser à moi directement ce qu'on verserait à la crèche s'il y allait ?)...Et je suis aussi convaincue que quoi qu'il arrive, jamais plus je ne pourrai trouver de l'intérêt à faire ce que je faisais avant.
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L
il ne se passe pas une journée sans que je me pose cette question "vais-je reprendre un travail salarié à l'issue de mon congé parental ?" parce que je n'arrive pas à trancher. J'ai un poste qui m'attend dans 2 ans 1/2 mais je n'ai pas du tout envie d'y retourner tant que mes filles sont petites. J'y suis retourné 5 mois l'an dernier et j'étais vraiment mal, le c*l entre 2 chaises, n'arrivant pas à faire les choses correctement ni d'un côté, ni de l'autre.  Mais si j'attends que la petite dernière ait 10 ans pour reprendre le chemin du bureau, je doute que ce soit facile de trouver un boulot qui me plaise à 45 ans après une coupure aussi longue... bref ça me mine un peu. Faut que je pense "reconversion" ;-)
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P
Je pense reconversion aussi (vivre de mes drtois d'auteur ????)... je sais pas quoi, mais je veux pas continuer comme ass' mat'. Sauf à aménager ça : genre travail la nuit. Mais je ne veuxplus mélanger temsp de boulot et temps familial. Mais bon, mon cas est particulier puisque les Zèbres vont pas à l'école.