FAF, MAF et PAF !
Y'a des jours comme aujourd'hui où je me dis que c'est dur parfois d'être une FAF, Femme Au Foyer, ou plutôt une MAF, Mère au Foyer. Même si mon statut est, comme PZ3, tout neuf.
Avant, je travaillais, à la maison certes, pour exercer un métier pas vraiment valorisé et encore moins valorisé quand on le fait après plusieurs années d'études ("tout ça pour ça ?") : assistante maternelle.
Là, je ne travaille plus. Pour le moment j'ai l'alibi congé parental. Mais après, il faudra bien me résoudre à reprendre le chemin du travail (même si je ne travaille a loin :) !) ou alors à assumer le choix d'être sans profession ou plutôt cent professions... c'est qu'être "au foyer" ne signifie pas "glander à la maison" mais demande des compétences dans des domaines divers et variés (compétences, je vous rassure tout de suite les toikimelisent, que je travaille encore à acquérir ou à maîtriser...) : je dis souvent en rigolant à moitié que je suis cuisinière, couturière, institutrice, femme de ménage, intendante, décoratrice, infirmière, photographe, brodeuse, puéricultrice, psychologue.... dans le désordre et sans exhaustivité (surtout dans le désordre d'ailleurs :) !!!).
Donc voilà, là, je ne travaille pas... enfin, pas à l'extérieur. Et je n'ai pas envie de reprendre dans 2 ans et deux mois.
Et on ne peut pas dire que ça soit valorisé ou valorisant. Pourtant, si je choisis de rester à la maison, je vais faire pour mes enfants ce que j'étais payée pour faire avec les enfants des autres.
Pourquoi est-ce que dans un cas j'étais (un peu) considérée et dans l'autre, je ne le serai pas du tout ? La reconnaissance passe-t-elle vraiment uniquement par la perception d'un salaire ?
Je ne crois pas m'être jamais envisagé d'avenir professionnel. Et ce n'est pas parce que je rentrais à la maison pour la trouver vide, non, mes parents, enfin au moins ma mère, avaient des horaires d'écoliers et pour cause :). Je crois que j'ai toujours su que je n'arriverai jamais à réussir ce qui ME semblait d'emblée irréalisable : être disponible et pleinement présente aux enfants qu'on a choisi de laisser naître ET mener une carrière professionnelle satisfaisante. Un peu comme si d'emblée je voyais le leurre que constitue le modèle de la Super Woman, réussissant au boulot comme à la maison... on peut peut-être concilier vie de famille et vie professionnelle, peut-on vraiment réussir les deux ? La réussite de l'une ne se fait-elle pas forcément aux dépends de l'autre ? Quoi qu'il en soit, même s'il était possible de réussir un tel challenge, je m'en sentais d'emblée bien incapable.
Moi, je veux rester à la maison, voir grandir mes enfants, profiter pleinement des bons moment (oui, des mauvais aussi, la vie est pas toute rose, cuicui les petits oiseaux).Je veux être là quand mes enfants ont besoin de moi.
Je veux être une MAF. Mais, paf, et les sous dans tout ça ? Ca a pas de prix pourtant ce travail d'accompagnement de nos enfants. Ben si, on dirait.
Alors travailler à la maison ?
Adieu MAF, bonjour MTAF.
Ca sonne moins bien, pourtant, vous trouvez pas :) ?
Avant, je travaillais, à la maison certes, pour exercer un métier pas vraiment valorisé et encore moins valorisé quand on le fait après plusieurs années d'études ("tout ça pour ça ?") : assistante maternelle.
Là, je ne travaille plus. Pour le moment j'ai l'alibi congé parental. Mais après, il faudra bien me résoudre à reprendre le chemin du travail (même si je ne travaille a loin :) !) ou alors à assumer le choix d'être sans profession ou plutôt cent professions... c'est qu'être "au foyer" ne signifie pas "glander à la maison" mais demande des compétences dans des domaines divers et variés (compétences, je vous rassure tout de suite les toikimelisent, que je travaille encore à acquérir ou à maîtriser...) : je dis souvent en rigolant à moitié que je suis cuisinière, couturière, institutrice, femme de ménage, intendante, décoratrice, infirmière, photographe, brodeuse, puéricultrice, psychologue.... dans le désordre et sans exhaustivité (surtout dans le désordre d'ailleurs :) !!!).
Donc voilà, là, je ne travaille pas... enfin, pas à l'extérieur. Et je n'ai pas envie de reprendre dans 2 ans et deux mois.
Et on ne peut pas dire que ça soit valorisé ou valorisant. Pourtant, si je choisis de rester à la maison, je vais faire pour mes enfants ce que j'étais payée pour faire avec les enfants des autres.
Pourquoi est-ce que dans un cas j'étais (un peu) considérée et dans l'autre, je ne le serai pas du tout ? La reconnaissance passe-t-elle vraiment uniquement par la perception d'un salaire ?
Je ne crois pas m'être jamais envisagé d'avenir professionnel. Et ce n'est pas parce que je rentrais à la maison pour la trouver vide, non, mes parents, enfin au moins ma mère, avaient des horaires d'écoliers et pour cause :). Je crois que j'ai toujours su que je n'arriverai jamais à réussir ce qui ME semblait d'emblée irréalisable : être disponible et pleinement présente aux enfants qu'on a choisi de laisser naître ET mener une carrière professionnelle satisfaisante. Un peu comme si d'emblée je voyais le leurre que constitue le modèle de la Super Woman, réussissant au boulot comme à la maison... on peut peut-être concilier vie de famille et vie professionnelle, peut-on vraiment réussir les deux ? La réussite de l'une ne se fait-elle pas forcément aux dépends de l'autre ? Quoi qu'il en soit, même s'il était possible de réussir un tel challenge, je m'en sentais d'emblée bien incapable.
Moi, je veux rester à la maison, voir grandir mes enfants, profiter pleinement des bons moment (oui, des mauvais aussi, la vie est pas toute rose, cuicui les petits oiseaux).Je veux être là quand mes enfants ont besoin de moi.
Je veux être une MAF. Mais, paf, et les sous dans tout ça ? Ca a pas de prix pourtant ce travail d'accompagnement de nos enfants. Ben si, on dirait.
Alors travailler à la maison ?
Adieu MAF, bonjour MTAF.
Ca sonne moins bien, pourtant, vous trouvez pas :) ?
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