Scolarité obligatoire à trois ans

Publié le par Phoebe @ 23h20

Koa la Grenouille via un commentaire me demandait si j'étais au courant de ce projet socialiste de rendre la scolarité obligatoire dès l'âge de trois ans.
J'avais souvenir d'un projet d'abaissement à 5 ans de l'âge de la "scolarisation" (oui, je mets des guillemets parce que hein, les toikimelisent, vous commencez à avoir l'habitude : ce qui est obligatoire, c'est pas la scolarisation mais l'instruction...) obligatoire ( projet datant de janvier ? Ne me demandez pas quel parti politique en était à l'origine, ma mémoire me fait défaut ce soir...) mais celui-là ne m'évoquait rien.
J'ai surfé deux minutes et je vois qu'effectivement, suite aux Etats Généraux, le PS propose pour lutter contre les inégalités scolaires [qui] sont au cœur des inégalités sociales et inversement.

Comment faire, alors ? Nous ouvrons des pistes. Elles seront discutées. Tout d’abord, tout enfant à partir de 3 ans doit être scolarisé ; il faut rappeler le principe de la scolarité obligatoire au plus tôt de la vie.


Faut-il vraiment vous dire ce que j'en pense ?


Et puis je m'énerve de voir qu'à chaque fois, instruction obligatoire est confondue avec scolarisation obligatoire... A moins que, horreur, il ne s'agisse pas de l'habituelle confusion, mais qu'on veuille vraiment imposer une scolarisation dès trois ans !

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Publié dans Sans Zécole

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B
J'ai regardé sur le site des bibliothèques municipales de la ville de Paris, et voilà le résultat :Olivier maurel "la fessée" dans une seule bibliothèque,"Poser des limites à son enfant et le respecter" nulle part mais "Elever son enfant... autrement : ressources pour une éducation alternative" du même auteur dans deux biblios.De Faber et Mazlich, un seul titre  "Jalousies et rivalités entre frères et soeurs" mais dans 6 biblios."Parents efficaces au quotidien" dans une seule"Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)" dans 7.Pour les parisiens je donne l'adresse du moteur de recherche des bibliothèques : http://dac-opac-pret.paris.fr/cyberpac/Pour ma part, j'ai fait une commande sur internet d'une partie des titres que j'attends avec impatience.
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P
Merci beaucoup pour le retour au sujet des bibliothèques, c'est intéressant de voir les titres qui sont disponibles et en combien d'exemplaires....Faudrait que je regarde sur celles de Grenoble, tiens... y'aurait peut-être O. Maurel et M. Rosenberg je pense.
B
je n'ai pas encore lu les autres livres<br /> mais celui de Catherine Dumonteil-Kremer, Poser des limites à son enfant et le respecter,  celui-là je l'ai lu et il est très très bien<br /> pour ton article phoebe, je n'ai rien a ajouter, tout est dit et bien dit ;-))
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P
Et ce livre-là de CDK est pas cher du tout en plus : moisn de 5 euros :)))
B
Merci pour ta réponse.1) J'attends ce post avec impatience...2) Je pensais à l'adaptation au système, mais ta réponse sur le choix personnel de l'enfant me semble totalement pertinente.3) Je vais aller ma bien aimée bibliothèque de quartier avec ta liste en poche et si je ne trouve pas mon bonheur, comme toi, je sucomberais à la tentation de l'e-commerce !
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P
1) Ouh laaa, c'est que c'est limite intimidant de savoir ça :)2) Je ne reviendrais peut-être pas sur ce point du coup, mais oui, il me semble que si l'enfant *choisit* d'emblée l'adaptation est placée sous un signe positif : s'il a choisi de s'imposer les contraintes horaires etc. du système c'est que son besoin d'aller à l'école s'en accomodait, qu'il y avait une raison supérieure qui faisait que. Peut-être qu'à l'usage l'expérience ne sera pas concluante : "ça ne valait pas le coup de s'imposer ça", mais dans la mesure où aller à l'école ou pas reste un choix, il me semble que la situation est assumable (et assumée d'après les témoignages que j'ai pu lire).Si l'un de mes enfants choisit par exemple d'aller au lycée parce qu'il a un projet professionnel qui nécessite de faire telles ou telles études et que pour les faire il vaut mieux qu'il ait un dossier scolaire", il saura pourquoi il est là (d'un autre côté, en réfléchissant bien, il pourra peut-être aussi réaliser qu'il n'a pas besoin de faire ces études-là et qu'il peut arriver à mener son projet à bien par des voies détournées et moins euh, conventionnelles...). Je crois que cette notion de choix est importante parce que quand on a le choix, il me semble plus facile de se donner les moyens de sa politique : on est motivé.Et j'enfonce le clou, mais rien ne dit qu'il y aura forcément passage par la case "école" ;) (dans l'absolu, hein ! Dans la pratique, je peux être amenée à retravailler, il peut y avoir des circonstances extérieures qui feraient que, mais dans l'absolu, rien n'oblige mes enfants à ne plus avoir ce choix d'y aller ou pas et je ne crois pas que le passage par la case école soit une nécessite pour arriver au niveau d'instruction demandé dans le décret).Université peut-être, ça dépendra d'eux et de leurs choix, mais je crois que la donne est un peu différente en fac dans le sens où les contraintes de présence etc. ne sont pas celles de l'école , du collège ou du lycée...3) Tu me diras si tu as trouvé" ou pas ? Je suis curieuse de savoir si les bibliothèques sont toutes aussi peu fournies en ouvrages un peu "alternatifs" (pour schématiser) que celles de mon quartier...
A
Le P.S. ignore superbement , mais comme tout parti politique le choix , marginal , il faut bien le dire , de l'instruction à domicile ...<br /> Je crois , que leur proposition est pavée de bonnes intentions (comme l'enfer , hin, hin ...!) , puisque par ailleurs , politiquement , la maternelle est franchement menacée .Mais s'ils n'ont trouvé que cette parade , c'est assez nullasse ...<br /> Il va falloir que les assocs. de L'IEF veillent sérieusement à ce que les textes préservent le droit à l'instruction à domicile. Mais je me suis renseignée auprès d'un pote investi en politique : On ne risque rien . Il m'a expliqué pourquoi , mais c'est assez compliqué , hein ... Enfin , il n'y a pas de danger , le décret stipulant la possibilité de L'ief est innataquable . Voilà !
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P
Je ne crois pas que l'école ou l'instruction obligatoire dès trois ans puisse constituer une solution à quoi que ce soit....Si tu veux détailler les explications de ton pote, je suis preneuse :) Il doit y avoir le fait que la France est signataire d'autres textes de plsu haut niveau garantissant la liberté d'instruction et que du coup ils ne pourraient pas revenir là-dessus, non ?Mais si cette liberté n'est pas remise en cause en droit, dans les faits c'est assez facile me semble-t-il de renforcer encore et encore les contrôels etc. jusqu'à rendre cette possibilité tellement invivable / incompatible avec les choix de vie des personnes concernées que plus personne n'opterait pour cetee possibilité.
B
Découvrant depuis peu ton blog, je me pose des questions auxquelles tu as peut-être déjâ répondu, je n'ai pas tout lu !1) Est-ce que le choix de l'unschooling est une conviction absolue ou une réaction à notre système éducatif. En clair, y'a t'il des pays ou tu penses que l'école remplit son rôle.2) Et après ? A un moment les enfants se confrontent au système scolaire, la transition peut-elle bien se passer ?Promis, ce ne sont pas des questions pièges, au contraire. J'ai toujours trouvé très interressantes ces experiences, mais pour plein de très bonnes mauvaises raisons je ne suis pas allé plus loin.Un grand merci pour ton blog qui me met face à plein de questionnement sur l'éducation (si au passage tu pouvais me conseiller un livre ou autre chose sur l'exercice de l'autorité parentale ça m'aiderait bien, j'ai un peu de mal ses derniers temps...), en plus tes aventures quotidiennes sont truculentes, avec plein de vie et d'amour dedans.
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P
1 - Hin hin ça va bien valoir un post en entier la réposne à cette question... j'espère avoir le temps avant de partir, mais si je ne le fais pas, c'est pas que je me défile, c'est par manque de temps.2 - C'est pas dit qu'ils se confrontent forcément à un moment au système scolaire :)Et s'ils le font par choix, si j'en crois les témoignages lus à droite et à gauche ou ce que me souffle ma petite voix, j'ai tendance à penser que la transition se passera "bien" parce qu'ils sauront pourquoi ils sont à l'école et que ça sera leur décision. Et puis tout dépend de ce que tu mets derrière "la transition peut-elle bien se passer" : tu parles sur le plan du bien-être, de l'adaptation au système, de la façon de travailler, des "résultats  scolaires" etc. ?? Un livre ou autre chose sur l'exercice de l'autorité parentale ? Hmm, tu parles des "limites" j'imagine. Tu lis l'anglais ? Rapidement, je citerai en français : Olivier Maurel ("La fessée"), Catherine Dumonteil-Kremer ("Poser des limites à son enfant et le respecter"), les livres de Faber et Mazlish (bien qu'ils soient plus difificlement trouvables en France), Gordon ("Parents efficaces au quotidien") ainsi que Rosenberg ("Les mots sont des murs ou bien des fenêtres")... avec ceci que comme toujours ils s'agit de livres, d'outils qui permettent chez moi de trouver ce avec quoi ça résonne intérieurement et que je ne voyais pas forcément avant lecture : en clair, je n'essaie les pistes / idées que je lis que ça me parle et me semble juste, priorité à mon intuition en quelque sorte et surtout priorité à mes enfants (enfin, j'essaie au moins). En anglais il y a plein de références qui me parlent aussi...Bon, c'était rapide...:)