Hygiène Naturelle Infantile - Femme Actuelle

Publié le par Phoebe @ 00h43

Une charmante informatrice qui se reconnaîtra :) m'a avertie qu'un article consacré à l'hygiène naturelle infantile avait été publié dans Femme Actuelle fin juillet. Damned, trop tard pour aller y jeter un oeil en kiosque. Mon appel à bonne âme lancé sur la liste EC francophone n'a pas encore reçu de réponse (ce n'est pas une mince affaire que de trouver quelqu'un qui lise Femme Actuelle... :)), mais il est vrai que je ne l'ai posté que ce matin. Heureusement, ce soir je me rappelle que Google est mon ami : je claviote de mes doigts agiles et bingo, femme actuelle hygiène naturelle, me donne les deux résultats pertinents que voici voilou :

Vie sans couche pour femme actuelle - Alter Enfance - Naissance ...
biboudavril (un blog que j'ai ajouté à la liste des participants au 101/1001 en plus, je suis impardonnable, je devrais le lire régulièrement !)

Merci à Alisabel de Biboudavril qui m'a ainsi permi de grincer des dents en lisant l'article en question (au passage, alisabel, si tu l'as en plus grand et plus lisible.... je suis preneuse). Dans la lignée de l'article du Monde (paru en décembre 2005) dont j'ai déjà parlé ici puique j'avais été interviewée par son auteur, l'hygiène naturelle est présentée en introduction comme un phénomène de mode en provenance du continent nord américain, ce qui me fait froncer le sourcil. J'attends quand même de lire la suite de l'article avant de m'énerver pour de bon.
La toute première partie de l'interview de Myriam Szeger, pédopsychiatre, n'est pas trop mal : elle explique de quoi il s'agit (même si hein, le coup du "réflexe conditionné"...). Par contre là où ça se (re)gâte c'est quand elle commence à parler "propreté" acquise à 18 mois. Je l'ai déjà dit et le rappelle : ce n'est pas le but de l'hygiène naturelle qui est moins une méthode qu'une façon d'être avec son enfant. Je n'aime pas trop l'ironie qui perce sous les termes "le must de cette méthode [...] c'est la relation quasi-fusionnelle  [...] qui s'instaure avec l'enfant".
La réponse apportée à la seconde puis à la troisième question me fait dire que cette experte ne sait absolument pas de quoi elle parle. Elle n'a visiblement ni lu les livres expliquant de quoi il s'agit, ou les témoignages, et encore moins côtoyé de parents pratiquant l'elimination communication (ce qui suffirait pourtant à s'en faire une idée plus juste, même sans aucune lecture supplémentaire) et assène ses a priori (et une bonne dose de mépris pour les pauvres sous-développés qui ont leur bébé "collé" sur le ventre ou le dos) comme autant de vérités supposées éclairer les foules. Ceci dit, je le concède, c'est pour ça qu'elle est là, apporter ses lumières... voilà un autre sujet qui me met en rogne : cette tendance à faire appel à un expert qui, bien évidemment, sait mieux que les parents. Certes, les études, la pratique professionnelle apportent des connaissances, une expérience, un recul (hmm, pas toujours pour ce qui est du recul...) etc. que n'ont pas de jeunes parents, mais je m'insurge contre l'érection (non, ce n'est pas sale) en vérité absolue du discours de ces spécialistes, qui trop souvent manquent singulièrement d'humilité, quand ce n'est pas d'humanité, et qui gagneraient à s'ouvrir à l'instinct, aux pratiques des parents. Il font à mon goût trop souvent preuve d'un manque de ce "gros bon sens", de ce qui relève de l'instinct chez les parents, perdus qu'ils sont dans leurs discours tout empreints de théorie et souvent très franco-français, oubliant qu'il y a un monde autour et qu'ailleurs on fait autrement avec parfois plus de succès. Mais je m'égare, revenons plutôt à Myriam Szeger.
Ou plutôt non, n'y revenons pas, tant son analyse de ces mères tellement "soucieuse[s] de correspondre à l'image véhiculée de la mère parfaite, prête[s] à tout essayer pour être dans la tendance" est éloignée de la réalité, ou du moins de MA réalité, de mère communiquant avec son enfant, de femme côtoyant d'autres parents communiquant avec leur enfant, y compris sur leurs besoins d'élimination. Enfin, si, j'y reviens, juste pour dire que j'ai du mal à comprendre comment elle peut décrire l'HNI comme une méthode de communication et parler juste après de "la spirale d'un apprentissage forcé".
J'apprécie tout particulièrement la fin de l'article, concluant sur les craintes de cette "spécialiste éminente", qui rajoute une petite couche de peur pour la route on sait jamais ça peut pas faire de mal, en parlant des séquelles que l'enfant pourrait garder : c'est vrai que dans tous les pays où l'EC est pratiquée culturellement, les enfants développent des névroses obsessionnelles ou de la paranoïa....
Allez, zou, une grande respiration et on oublie.
Par contre je n'oublie pas de continuer à ne pas acheter Femme Actuelle.
Je suis quand même curieuse de savoir si cette pédopsychiatre procède sur tous les sujets de la même façon... en tous cas ce que j'ai lu d'elle sur celui en particulier de l'hni ne m'inspire pas une confiance débordante, c'est le moins que l'on puisse dire.
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Publié dans BaZar

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Y
"c'est vrai que dans tous les pays où l'EC est pratiquée culturellement, les enfants développent des névroses obsessionnelles ou de la paranoïa...."<br /> C'est a cette phrase que je faisais reference.<br /> Pour le reste, tout a fait d'accord averc toi. <br /> Pour le temps, c'est pas le temps le pb, c'est le temps devant un ordi (avec un clavier francais si possible, donc mon ordi, donc avec un branchement electrique 220 V et un acces wifi, bref... al'automne !)<br />  <br /> Bisous
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P
Bon, je devrais éviter de manier l'ironie moi... c'était juste ma façon de dire qu'ailleurs, là où on pratique l'hin "naturellement" ben ces problèmes-là ne se rencontrent pas, alors sur quoi se base-t-elle pour parler des risques de névroses ou de paranoïa, sinon sur des préjugés liés à la confusion entre hin et ce que j'appelle l'apprentissage de la propreté à l'ancienne (ie guidé ou plutôt dirigé par l'adulte, sans respect ni écoute de l'enfant) ?L'automne n'est plus très loin :)
Y
Coucou<br /> J'ai lu l'article en question ( ben oui, je lis ce que les autres me refilent) et bien pense a toi.  J'ai pas aimenon plus, MAIS:<br /> je crois comprendre que tu ne l'as pas lu vraiment pour cause de format illisible ? Certains de tes arguments sont a cote de la plaque par rapport a ceux de l'experte en question. Notamment, elle ne critique pas la pratique de l'hin par les populations qui l'ont toujours fait. Elle affirme plutot que c'est un mythe de croire qu'on peut transposer cette pratique dans notre culture ou rien ne nous prepare a cette communication fusionnelle avec un bb. Pour moi cet argument a du sens. C'est vrai que rien ne nous y prepare, et ca rend les choses d'autant plus difficiles (du moins c'est comme ca que je l'ai vecu). J'ai garde l'article original pour te l'envoyer si tu veux. Si oui faıs moi passer ton adresse. J'aimerais en parler plus longuement mais je manque de temps. Je comprends ton souhait de ne pas y revenir, mais je crois que le debat gagnerait justement a ce que tu y reviennes, et ce sans animosite et en admettant les difficultes et autres inconvenients eventuels de la "methode". Sur le meme principe que ton billet sur les inconvenients de la non sco. Quand les "pros" dans le sens "pour" et pas "professionnels" reconnaissent les difficultes d'un choix qu'ils defendent, on peut commencer a debattre objectivement,je trouve. Bon je reviendrais plus tard sur tout ca. Gros bisous.<br />  
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P
Ce n'était pas pratique, mais j'ai lu l'article en question, sinon, je n'aurais pas écrit à son sujet comme je l'ai fait.Je n'ai pas dit qu'elle critiquait la pratique de l'hin par les populations qui l'ont toujours fait, si tu as lu le contraire, alors j'ai du mal m'exprimer. Elle dit effectivement "c'est une aberration de croire que l'on peut transposer une culture à une autre sans en repenser certains points". Et je ne crois pas que la pratique de l'hin dans les sociétés occidentales soit une transposition sans adaptation : combien pratiquent à temps partiel, aménagent la pratique pour adapter justement à leurs conditions de vie.Quand je dis que je ne veux pas y revenir, outre la formule de style, c'est que formulé tel qu'il l'est, cet article ne m'incite pas à débattre avec son auteur et l'expert interviewé : j'aurais apprécié de lire des vraies objections constructives, sans ironie entre les lignes sur ces mères fusionnelles. Qu'on dise que rien dans notre culture ne nous prépare à cette communication, je n'ai rien à y redire : c'est vrai. Mais qu'on me dise que pratiquer l'hin c'est vouloir être tendance, vouloir être une mère parfaite, que c'est faire courir des risques de névroses obsessionnelles ou de la pranoïa à nos enfants, je trouve que ce n'est pas fondé (sur quoi s'appuie-t-elle pour étayer ses affirmations en la matière à part sur, au mieux une méconnaissance, au pire des préjugés ?) et pour une "parle d'expert", je trouve ça fortement dommage.J'espère que tu auras le temps, j'attends de te lire :) !
J
merci les filles pour vos conseils!<br /> phoebe: moi aussi j'ai fait pipi zau lit tard ;-) et d'après ce que je sais, c'est héréditaire (beaucoup de membres dans ma famille ont mis un peu de temps à être "propre" de nuit)<br /> le coup de l'alèse déchargeant de l'électricité (aussi légère soit-elle) pour éduquer ma puce m'a aussi fait froid dans le dos (bizarre cet engin...un peu barbare, non?)<br /> j'ai fait comme toi, je laisse pisser (et je lave, je lave :-D )<br />  <br /> stéphanie: merci beaucoup pour ta réponse!! J'étais allée voir une homéo qui m'avait répondu qu'il n'y avait aucune solution (???) . L'ostéo me semble une bonne réponse, je vais prendre un rdv (même si les fuites sont très rares maintenant). Je vais me renseigner pour la lécithine de soja.<br />  <br /> Si un jour, vous voyez un article sur les médicaments contre l'énurésie, faites-moi signe ;-))
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T
excellent billet! <br /> ah les experts qui n\\\'ont rien lu, n\\\'ont rien observé, ne pratiquent pas, qui ne sont pas concernés, qui ne cotoient pas les intéressés... un avis sur tout à l\\\'emporte pièce j\\\'adore.... tout y est comme tu l\\\'as souligné! la pointe d\\\'ironie qui va si bien aux experts bien pensant... les méfaits de la fusion, la mode, la spirale, la dernière louche de peur pour la route comme tu dis! et surtout restez bien dans le troupeau !!!! ah ces journaux féminin une vraie libération!!! <br /> excellent billet, je le répète et te tire mon chapeau!<br /> je t\\\'adore! bises<br /> n qui attend son tour lol
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P
Vouzici ? Wah !:)Pfff, c'est aussi pour ça que je n'ai pas eu envie de m'investir plus, en dévelopant par exemple le réseau DBF en France : ça mine ces choses-là, enfin ça ME mine trop pour que ça en vaille la peine.
S
Je cherche l'or du temps : je me permet de répondre à la place de Phoebe car j'ai le même prob avec mon grand (malgré une partie avec l'hygiène naturelle!) : un ostéo peut faire des miracles, c'est parfois un pblm de sacrum pas en place. Sinon il paraît que la lécithine de soja peut bien marcher, ça aide à la maturation de certaines parties du cerveau. Et puis il y a aussi pas mal de remèdes homéopathiques, pas encore testés chez nous car je viens tout juste de réaliser que ça existait (jusque là ma position était plutôt d'attendre que ça passe, mais après tout, s'il y a qq chose à faire, autant le faire!). Voilà....<br /> <br /> Phoebe, concernant ton article, je suis 10.000 fois d'accord, oeuf corse!
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P
Ah ben tu vois, je n'avais pas pensé à la piste ostéo ni à l'homéopathie.... pourtant, hein.... La piste lécithine est intéressante aussi, enfin, elle me parle, parce que clairement pour moi le problème de maturation des mécanismes du réveil était en cause : je rêvais que j'allais aux toilettes, je me demandais bien dans mon rêve si j'étais bien réveillée ou encore dans mon lit, je sentais même le froid de la cuvette sous mes cuisses et puis j'y allais pour me réveiller aussitôt dans le mouillé :(