Fatiguée

Publié le par Phoebe @ 20h30

Coucher et endormissement tardifs, lever "tôt" pour pour pouvoir être au RDV avec la journaliste du Dauphiné Libéré. Je ne sais pas trop quoi penser de cette rencontre. Nous étions plusieurs familles, c'est un point positif et un autre encore plus positif était la présence d'une famille dont les deux enfants sont scolarisés mais qui est choquée par les amendements 127-128 déposés par MM Fenech et Vuilque. Il était difficile de ne pas parler avec "les tripes" sur un sujet qui nous tenait autant à coeur. J'ai tout de même après coup regretté d'avoir dit certaines choses, de ne pas avoir assez insisté sur d'autres (comm d'hab' quoi) mais je veux croire que notre message est passé et sera entendu comme nous l'avons dit... merci encore à celles qui étaient là, je trouve que l'exercice est moins difficile à plusieurs.
Il n'y a plus qu'à attendre la sortie de l'article, demain ou après-demain...

Rush du mercredi puisque retour rapide à la maison avant de redécoller ausi sec pour le kung-fu. Des courses, un passage à la biblothèque, des milk-shakes et puis kung-fu, la maison, la vaisselle... ouf je me pose enfin !

Je lis le compte-rendu de la séance parlementaire d'hier... J'en retiens plus spécialement cette partie de l'intervention de M. Claude Leteurtre :

Deuxième sujet de préoccupation, le risque normatif de ce texte : on peut en effet y déceler une volonté, plus ou moins avouée, d'uniformisation des comportements, trait caractéristique de nos sociétés contemporaines, qui s’efforcent de nous faire tous entrer dans des petites cases et de considérer comme anormaux ceux qui échappent à cette tentative. Comme je l’avais déjà observé à l'occasion de la discussion du texte réformant la loi de 1975 sur le handicap, la norme prend de plus en plus de place dans notre société. Le tout sécuritaire et le principe de précaution le montrent bien : hors la norme, point de salut !


De celle de M. Fenech, je garde ceci : Sans remettre en cause la liberté d’enseignement dans les familles, notre commission a d’autre part considéré qu’il fallait justifier d’une cause légitime pour priver l’enfant des avantages d’une scolarisation. Nous avons proposé des critères objectifs – état de santé, handicap, déplacement de la famille… Je sais que cette proposition inquiète certaines familles. Je rappelle que dans un pays comme l’Allemagne, la scolarisation des enfants est une obligation.

Priver des avantages d'une scolarisation... ok, ce qui suit est facile, mais les parents du collégien mort dans le collège de Meaux apprécient sans doute les avantages de la scolarisation, idem pour cette collégienne marseillaise victime de viols au sein de son établissement. Et je ne comprends toujours pas comment le fait de restreindre la possibilité de l'instruction à domicile aux raisons de maladie, handicap, voyage, ou motif jugé valable par le seul inspecteur d'académie, comment l'obligation de recourir aux cours par correpondance peuvent ne pas constituer une remise en cause de la liberté d'enseignement.
A moins qu'il ne joue sur les mots, et que là où il dit "liberté d'enseignement" je lis moi "liberté d'instruction" ??
D'autre part, la constance de l'obligation de scolarisation en Allemagne s'explique aussi à ce que j'ai compris par une offre "scolaire" plus diversifiée et une plus grande facilité pour créer des écoles "diférentes" (la comparaison se faisant par rapport à la France). Le système scolaire allemand est différent du français, peut-être pourrait-on s'en inspirer pour certains aspects ?
Et puisque cette question de la situation allemande revient souvent dans la bouche de M. Fenech (au passage, s'il veut regarder ce qu'il se passe ailleurs en Europe, il ne devrait pas oublier que la situation de l'Allemagne est unique du point de vue de cette interdiction du homeschooling et la France tout aussi unique avec ses obligations vaccinales....) et est mentionnée dans le rapport, j'ai appris aujourd'hui à ce sujet quelque chose que je ne savais pas : cette obligation remonte à 1938, en pleine Allemagne nazie donc et s'explique(rait) par la volonté d'Adolf Hitler d'avoir une mainmise sur la jeunesse allemande et d'en contrôler les esprits. L'allemagne nazie a d'ailleurs au fur et à mesure imposé la même loi à tous les pays qu'elle envahissait. Je trouve que ça prend une toute autre dimension tout d'un coup cette allusion répétée à l'Allemagne....
Quelques sources, en allemand (j'ai donc du, pour le contenu, me fier aux traductions proposées par les personnes ayant proposé ces liens et aux traducteurs en ligne...) : Schulpflicht, l'article de wkipedia.de et également un article en anglais qui mentionne les origines de l'obligation de scolarisation en Allemagne.
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Publié dans BaZar

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S
Bonjour, <br /> vous pouvez me dire qui est la journaliste que vous avez rencontré ?<br /> MErci
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P
Bonjour,Je peux vous demander qui vous êtes et pourquoi vous me demandez ça :) ?En privé, via le formulaire "contact" en bas de page si vous préférez :)
J
J'avoue que j'ai un peu peur de ce que peut écrire la journaliste... tout dépend en fait de l'article qu'elle est venue chercher.C'est vrai que vous vous êtes un peu laissées emportées par votre enthousiasme et vos convictions... j'espère qu'elle retiendra surtout la diversité des situations et l'importance de laisser le choix...Bises
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P
Ben pour l'instant, aucune trace d'article :(Et pas de message de la journaliste pour expliquer pourquoi :((
S
Phoebe, je suis d'accord avec toi pour l'Allemagne, en France il y a peu d'écoles à la pédagogie ou au style différent, je crois aussi qu'ils ont cours jusqu'à midi seulement, l'aprés midi étant consacrée aux sports ou hobbies de leurs choix ou couch potato si ils le veulent; C'est beaucoup 8h/5h, non? Ici au lycée ils font 7h15/1h15. <br /> si en France d'autres styles d'écoles calquées sur Summerhill ou autre apprentissage libre étaient inventées, je reconsiderais mon choix de scolariser.<br /> "...d'avoir une mainmise sur la jeunesse allemande et d'en contrôler les esprits".<br /> bof tu crois pas aussi que l'école de la république sert aussi à produire de gentils petits citoyens obéissants, certes pas dans la même mesure mais bon...
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P
" bof tu crois pas aussi que l'école de la république sert aussi à produire de gentils petits citoyens obéissants, certes pas dans la même mesure mais bon..."Hmm, tu penses que j'en pense quoi ;p) ?Les contexte et objectifs à lire en filigrane de la loi française de 1881-1882 ne  sont pas mal non plus, quoique moins extrême que le cas allemand, d'après ce que j'ai pu lire sous la plume de certains.Pour l'Allemagne,  oui, cours le matin seulement (jusqu'à 13h13h30), pas les horaires de dingues qu'ont certains lycéens français : en terminale je faisais 8h-13h 14h-18h le lundi mardi jeudi vendredi, je crois que je finissais quand même à midi une fois et à 17 heures une autre fois dans la semaine, et j'avais 4 heures le samedi matin et 4 heures le mercredi aussi.... quand tu ajoutes à ça les devoirs... plus le temps de vivre.
L
Petit oubli : j'ai hâte de lire l'article.
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P
Je ferai tourner :)Enfin, j'espère ne pas être déçue....
L
A mon avis, l'exemple de l'Allemagne ne tiendra plus le jour où une famille décidera d'aller jusqu'à la cour européenne. Ce que je retiens et qui me fait chaud au cœur, ce sont quelques mots tout simples de Pascale (du blog faisons avancer les choses) qui dit que le tremplin ce n'est pas l'école mais l'instruction.
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P
Ben dans l'article en anglais qu'il y a en lien on lit :<br /> A new ruling from the European Human Rights Court has affirmed the German nation's Nazi-era ban on homeschooling, concluding that society has a significant interest in preventing the development of dissent through "separate philosophical convictions." <br /> Mais j'ai le neurone trop embrouillé là pour y voir clair....