Celui où je me mets en boule...
Pourquoi les conversations qui commencent par "Et, alors, comment tu vas faire, vous avez un programme à suivre ou...?" ont-elle le don de me mettre en boule ?
Surtout quand elles se poursuivent ainsi :
- Ben non, on nest pas obligés de suivre le programme.
- Ah bon ?!!!
- Non, seule obligation blabla 16 ans blabla (je vous recauserai du blablabla une autre fois)
- Oui mais quand même, il ira à l'école avant d'avoir 16 ans ??!!!!
De quoi je me mêle ?
Ceci dit, la grande majorité des gens - et pas que ma famille laquelle somme toute ne l'ayant jamais quittée est relativement excusable de ne pas arriver à imaginer une vie sans école (pas plus tard que y'a pas longtemps, on a eu une petite prise de tete avec mon gentil pôpa qui s'inquiétait des programmes de CP, voulait y coller les 4 opérations, et m'objectait que "oui mais y'a pas que la lecture, y'a la grammaire, les maths....") - n'arrive pas à intégrer qu'on puisse précisément ne pas mettre son enfant à l'école PARCE QU' on ne veut pas reproduire celle-ci à la maison.
Qu'on veuille éviter l'école du quartier pour des raisons aussi variées que (mettezy c'que vous voulez, de la violence à l'incompétence notoire de l'instit') ça passe, mais qu'on veuille éviter l'école pour ce qu'elle est (les programmes entre autres...), là ça coince salement.
J'ai moi du mal à comprendre ce qu'il y a de si dur à encaisser dans l'idée qu'il n'y a aucun intérêt à ne pas scolariser si c'est pour faire a la maison tout pareil qu'à l'école.
Y'en a que ça gène pas remarquez vu que certains forum sont truffés de "chez nous on scolarise à la maison". Moi qui croyais que scolariser voulait dire "mettre à l'école"....
Et puis ça me gonfle que les gens se croient autorisés à donner leur avis.
Quand c'est les proches, je veux bien croire qu'ils se sentent concernés, qu'ils ont peut-être des inquiétudes... mais la madame trucmuche que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam, je vais lui dire moi "mais euh, pourquoi tu colles ton mioche à l'école dis m'dame ?", non. Alors qu'elle me foute la paix.
Plus sérieusement (encore que), je me demande pourquoi ça me titille comme ça ce genre de remarques.
Est-ce que je me sens insécure ? Est-ce que c'est encore ce besoin de me sentir comprise, approuvée qui continue à me jouer des tours (de con) ?
Ma réaction à leur réaction m'interpelle...
Pis pour en revenir à mon gentil pôpa... est-ce que je me sens mal de lui/leur renvoyer en quelque sorte en pleine face à quel point les choix qu'eux mes parents ont fait m'ont rendue malheureuse ?
Va et sois un homme ma fille, t'as aucune raison de te plaindre, si ça se passe mal avec les autres c'est (p'têt) que ça vient de toi...
Là en vrac je me souviens des jeudis midi où j'avais *toujours* mal au ventre avant d'aller au cours de bio avec Mme G., des insinuations douteuse de Mme D., des "sale blanche" de la part d'une atsem en maternelle, des "ah, c'est vous qui êtes si jeune" le premier jour avec Mme (pétard, j'arrive pas à croire que j'ai oublié le nom de cette peau de vache !!!) histoire que hein on remette bien d'emblée les étiquettes à leur place des fois que... j'en passe, des pas mal pire.... et puis mine de rien, une pression, certes non formulée mais d'autant plus pesante que je me la collais fort bien toute seule et qu'ils allaient pas en rajouter, à l'excellence...
Mon p'tit zèbre là, t'as bien le temps pour la grammaire, les maths... quand t'en auras besoin, tout ça, fingers dans le noze tu l'apprendras.
Mais qui tu es *vraiment* et que t'as une place dans ce monde et une place unique rien qu'à toi, c'est dans aucun de leur programme estampillé EN.
Et ça, franchement mon coeur, c'est vachement plus important que lire-écrire-compter-la conjugaison-et le reste.
Et en plus, on a la loi pour nous : nous ne sommes pas tenus de suivre les programmes (Circulaire d'application n° 99-070 du 14-5-1999 : Le contrôle de l'instruction dans la famille par l'inspecteur d'académie doit donc se faire en référence à l'article 1er de la loi du 18 décembre 1998 et au décret n° 99-224 du 23 mars 1999, et non pas aux programmes en vigueur dans les classes des établissements publics ou privés sous contrat.).
Surtout quand elles se poursuivent ainsi :
- Ben non, on nest pas obligés de suivre le programme.
- Ah bon ?!!!
- Non, seule obligation blabla 16 ans blabla (je vous recauserai du blablabla une autre fois)
- Oui mais quand même, il ira à l'école avant d'avoir 16 ans ??!!!!
De quoi je me mêle ?
Ceci dit, la grande majorité des gens - et pas que ma famille laquelle somme toute ne l'ayant jamais quittée est relativement excusable de ne pas arriver à imaginer une vie sans école (pas plus tard que y'a pas longtemps, on a eu une petite prise de tete avec mon gentil pôpa qui s'inquiétait des programmes de CP, voulait y coller les 4 opérations, et m'objectait que "oui mais y'a pas que la lecture, y'a la grammaire, les maths....") - n'arrive pas à intégrer qu'on puisse précisément ne pas mettre son enfant à l'école PARCE QU' on ne veut pas reproduire celle-ci à la maison.
Qu'on veuille éviter l'école du quartier pour des raisons aussi variées que (mettezy c'que vous voulez, de la violence à l'incompétence notoire de l'instit') ça passe, mais qu'on veuille éviter l'école pour ce qu'elle est (les programmes entre autres...), là ça coince salement.
J'ai moi du mal à comprendre ce qu'il y a de si dur à encaisser dans l'idée qu'il n'y a aucun intérêt à ne pas scolariser si c'est pour faire a la maison tout pareil qu'à l'école.
Y'en a que ça gène pas remarquez vu que certains forum sont truffés de "chez nous on scolarise à la maison". Moi qui croyais que scolariser voulait dire "mettre à l'école"....
Et puis ça me gonfle que les gens se croient autorisés à donner leur avis.
Quand c'est les proches, je veux bien croire qu'ils se sentent concernés, qu'ils ont peut-être des inquiétudes... mais la madame trucmuche que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam, je vais lui dire moi "mais euh, pourquoi tu colles ton mioche à l'école dis m'dame ?", non. Alors qu'elle me foute la paix.
Plus sérieusement (encore que), je me demande pourquoi ça me titille comme ça ce genre de remarques.
Est-ce que je me sens insécure ? Est-ce que c'est encore ce besoin de me sentir comprise, approuvée qui continue à me jouer des tours (de con) ?
Ma réaction à leur réaction m'interpelle...
Pis pour en revenir à mon gentil pôpa... est-ce que je me sens mal de lui/leur renvoyer en quelque sorte en pleine face à quel point les choix qu'eux mes parents ont fait m'ont rendue malheureuse ?
Va et sois un homme ma fille, t'as aucune raison de te plaindre, si ça se passe mal avec les autres c'est (p'têt) que ça vient de toi...
Là en vrac je me souviens des jeudis midi où j'avais *toujours* mal au ventre avant d'aller au cours de bio avec Mme G., des insinuations douteuse de Mme D., des "sale blanche" de la part d'une atsem en maternelle, des "ah, c'est vous qui êtes si jeune" le premier jour avec Mme (pétard, j'arrive pas à croire que j'ai oublié le nom de cette peau de vache !!!) histoire que hein on remette bien d'emblée les étiquettes à leur place des fois que... j'en passe, des pas mal pire.... et puis mine de rien, une pression, certes non formulée mais d'autant plus pesante que je me la collais fort bien toute seule et qu'ils allaient pas en rajouter, à l'excellence...
Mon p'tit zèbre là, t'as bien le temps pour la grammaire, les maths... quand t'en auras besoin, tout ça, fingers dans le noze tu l'apprendras.
Mais qui tu es *vraiment* et que t'as une place dans ce monde et une place unique rien qu'à toi, c'est dans aucun de leur programme estampillé EN.
Et ça, franchement mon coeur, c'est vachement plus important que lire-écrire-compter-la conjugaison-et le reste.
Et en plus, on a la loi pour nous : nous ne sommes pas tenus de suivre les programmes (Circulaire d'application n° 99-070 du 14-5-1999 : Le contrôle de l'instruction dans la famille par l'inspecteur d'académie doit donc se faire en référence à l'article 1er de la loi du 18 décembre 1998 et au décret n° 99-224 du 23 mars 1999, et non pas aux programmes en vigueur dans les classes des établissements publics ou privés sous contrat.).
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