Violence ordinaire
Ca m'a frappée d'un coup à table pendant les vacances.
Que même sans les coups que tout le monde condamne, les giffles dont trop peu s'offusquent, les tapes qui paraissent normales, même sans les emportements verbaux dont je suis moi encore trop coupable j'ai connu, enfant, une éducation violente.
Je ne crois pas que le mot soit trop fort.
Niée dans mon ressenti.
Mais non ça fait pas mal.
Dis pas que tu n'aimes pas, c'est bon les betteraves.
Mais non ça fait pas peur.
Mais si tu es fatiguée.
...
Ne pas avoir le droit d'aimer ou pas, d'avoir peur ou pas, ne pas avoir le droit de vivre en somme.
Violence cachée, pas reconnue, pas nommée, ignorée même de sa victime... comment savoir à vingt ans qui on est, ce qu'on aime quand toutes les petites voix intérieures ont été muselées avant que jusqu'à leur existence soit oubliée ?
Que même sans les coups que tout le monde condamne, les giffles dont trop peu s'offusquent, les tapes qui paraissent normales, même sans les emportements verbaux dont je suis moi encore trop coupable j'ai connu, enfant, une éducation violente.
Je ne crois pas que le mot soit trop fort.
Niée dans mon ressenti.
Mais non ça fait pas mal.
Dis pas que tu n'aimes pas, c'est bon les betteraves.
Mais non ça fait pas peur.
Mais si tu es fatiguée.
...
Ne pas avoir le droit d'aimer ou pas, d'avoir peur ou pas, ne pas avoir le droit de vivre en somme.
Violence cachée, pas reconnue, pas nommée, ignorée même de sa victime... comment savoir à vingt ans qui on est, ce qu'on aime quand toutes les petites voix intérieures ont été muselées avant que jusqu'à leur existence soit oubliée ?
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