De l'effet du mot "zèbre"...

Publié le par Phoebe @ 10h48

... j'ai déjà expliqué pourquoi je parlais de mon troupeau comme de petits zèbres.
Et oui, si on doit absolument étiqueter, je continue à penser que ça lui (nous) va bien.
Sauf que je ne réalise à quel point cette "étiquette" est susceptible de me gêner qu'en voyant (merci les stats détaillées qui indiquent la provenance des visiteurs) que ce blog est un blog coup de coeur à la rubrique "surdouement - éducation" d'un hub sur viaduc (désolée si je me plante dans la présentation de la chose, je ne m'y suis pas attardée).

Je suis contente du "coup de coeur", ne vous méprenez pas les toikimelisent (et surtout le toikimelit qui a eu ce coup de coeur :) !), mais mon blog ne se veut pas le "blog d'une maman surdouée de zèbres surdoués".
En plus, comme ni moi ni eux n'avons passé de test de QI pour savoir si oui ou non mon ressenti sur la question peut se transformer en "fait" , j'aurais du mal à positionner mon blog sur ce créneau-là :).
Et surtout, même si c'était le cas, je ne crois vraiment pas qu'il serait pertinent (au moins pour nous) de s'accrocher à cette étiquette : qu'elle puisse servir dans un contexte scolaire à négocier une adaptation du système au service du bien-être et de l'intérêt de l'enfant, je peux l'entendre et le comprendre... mais je crois que pour nous, elle n'aurait vraiment pas de sens. Et puis (surtout ?), je craindrais fort de tomber dans des exigences de performance parce que les capacités sont semble-t-il au rendez-vous.
Doit-on... juste parce qu'on est capable de... ?
C'était un peu le sens du CR de l'inspection de PZ1, le thème du "capacités inexploitées"... disons que cet aspect-là m'a fortement gênée avec ce que ça sous-entend de rendement attendu. Sauf qu'on est dans l'humain là.
D'un autre côté, il ne me faut pas oublier que je suis encore sur ce sujet emmêlée dans pas mal de fils et qu'il ne faudrait pas que mes fils (hin hin) pâtissent de mon éventuel manque de recul.

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Publié dans Sans Zécole

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D
Ce soir, sur Arte, j'ai regardé "The Sandpiper" (malheureusement in french) de Vicente Minnelli (1965), avec une Liz Taylor qui m'a bluffée, et son Burton d'homme en prime (+ Charles Bronson plutôt à contre emploi)...Très étrange d'y retrouver des questionnements (pour les réponses, je ne prononce pas) qu'on retrouve ici (ou ailleurs)... Très très fort ce film. D'ailleurs, le propos, dans toutes ses facettes, m'a tellement interpelée, que je suis infoutue de dire si le jeu des acteurs était bon (puis de toute façon, en VF, ahem !...). D'après Pierre Murat,  sur Telerama, c'est de toute façon un très grand film (TT)...
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P
Pas vu le film... mais on a une médiathèque bien fournie, je crpis que je vais y aller faire un tour....
F
Si ça peut te "rassurer" ,cette étiquette" de surdoué (enfant intellectuellement précoce, ils disent) n'est même pas utile dans "un  contexte scolaire à négocier une adaptation du système au service du bien-être et de l'intérêt de l'enfant". Nenni, nenni et re-nenni, hélas trois fois. Une fois ce constat effectué, le système scolaire vous/nous regarde l'air un peu (beaucoup) accablé, ne sachant trop quoi proposer à part parfois sauter une classe/tranche d'âge ,ce qui n'est pas forcément la meilleure des solutions, du point de vue psychologique/affectif de l'enfant... ou proposer le passage dans un établissement privé ayant des classes adaptées...
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P
J'ai bien dit "puisse"... j'ai connaissance de cas où cet "étiquetage" a effectivement servi l'enfant, dans d'autres cas ça a empiré une situation déjà difficile... pas de recette miracle, là non plus :(Quant au saut de classe, ça n'a rien d'une panacée, au mieux un pis aller. Au pire, un déplacement des "problèmes" : là où intellectuellement ça colle enfin, affectivement on crée parfois des situations délicates qui n'auraient pas existé sans ce saut.Rien de simple.Mais reste que pour moi la démarche test / etc. n'a pas de sens dans un contexte de non scolaristion où l'on s'adapte naturellement à l'enfant sans se référer à une norme.